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Témoignage de confinée : Clémence, étudiante à Maine de Biran

Lycéenne, Clémence Carpentier a vécu son confinement comme une parenthèse enchantée.

Pour certains, le confinement était synonyme de solitude, le mien fut le contraire, c’était un rapprochement. Qu’il est pu être oppressant à certains moments, ça n’en restait pas moins une chance à ne pas négliger. Ensemble, avec des efforts et du partage, on bénéficie d’une chaleur, d’un confort familial. Des instants de fous-rires et de joies suspendus, hors du temps, où plus rien n’existait d’autre que ce foyer miraculeux, ont su transformer cette période lourde et déroutante en une bulle de bonheur intemporel et délicieux. 
Malgré ce rapprochement palpable et réel, il y eut forcément des moments de fatal affrontement avec moi-même. Je me suis mise alors à raviver le passé à travers d’anciens écrits, des photos, des bribes de souvenirs. On se réconcilie avec le révolu, pour l’accepter, en rire. Quand la lassitude et le mal être se faisaient sentir, j’ai tenté de me cultiver, de me nourrir de ce qui était à ma portée, des détails sur lesquels je ne m’étais jamais réellement attardée, comme des livres attendant tranquillement d’être découverts, tapis dans l’ombre de la bibliothèque. On découvre des œuvres cinématographiques, on se plonge dans des univers inconnus, en somme, on fait tout pour trouver un échappatoire aux journées monotones. 
J’ai, pour conclure, touché l’essentiel du bout des doigts, en partageant de précieux moments avec les personnes qui me sont le plus chères, j’ai découvert, fouillé, inspecté les diverses divertissements qui m’étaient offerts, et je pense pouvoir dire avec fierté et reconnaissance que j’ai réussi, finalement, à tuer l’ennui. 

Clémence Carpentier

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