Skip to content Skip to main navigation Skip to footer

Pour enrayer la propagation du moustique tigre, il n’existe qu’une action : éliminer les gîtes larvaires. C’est aux endroits où l’eau stagne que les moustiques pondent leurs œufs. Une petite bassine d’eau, un regard de caniveau, une petite écuelle avec un résidu d’eau…sont les lieux privilégiés par le moustique. Sachez aussi qu’il n’aime pas les milieux naturels comme les rivières. Ses larves y sont dévorées par les poissons et autres libellules.

Qui est-il ?

Ce moustique provoque une nuisance importante pour la population humaine par les piqûres qu’il effectue (il est très agressif en journée) et représente un risque sanitaire non négligeable. En effet, il a la capacité de transmettre des pathogènes tels que les virus responsables des maladies dites de la dengue, du chikungunya et du zika.

En 2018, la Ville de Bergerac a fait appel à l’entreprise Altopictus pour l’assister dans la mise en place d’un diagnostic visant à étudier la présence d’Aedes albopictus sur le territoire de la commune. Des prospections ont été menées dans divers lieux et bâtiments de la commune. Il a été repéré principalement dans les zones pavillonnaires. Le moustique tigre ne pond ses œufs que dans de petites collections d’eau (quelques litres) pour assurer la survie de l’espèce (absence de prédateurs, montée rapide du niveau de l’eau).

Les traitements

Le moustique tigre s’adapte très bien aux traitements et développe des résistances. Il va désormais falloir s’adapter à sa présence et adopter les bons gestes. Le seul moyen d’éradiquer sa présence est d’éviter d’avoir chez soi des eaux stagnantes ou alors de les renouveler régulièrement, le cycle d’éclosion du moustique étant de 7 jours seulement.

Les populations adultes de moustiques tigres disparaissent avec le froid. Seuls les œufs sont résistants aux basses températures et ils éclosent au mois d’avril.

La suppression des larves

L’élimination des larves doit être la priorité de tous. Le stade larvaire est le plus simple à cibler puisqu’il est plus facile de trouver les collections d’eau stagnante qui contiennent des larves que de localiser les gîtes de repos des adultes. De plus, les traitements larvicides à l’aide du Bti (un bio-insecticide, non nocif pour l’homme et pour l’environnement) sont plus durables et ont un impact environnemental moindre.

Diagnostic à domicile sur rendez-vous

Pour accompagner les Bergeracois dans cette lutte, la Ville prépare la mise en place d’un programme d’action à l’échelle de l’ensemble des bâtiments communaux et espaces publics pour limiter la présence de gîtes larvaires. Parallèlement, les administrés pourront bénéficier de conseils d’agents formés à la lutte contre le moustique à leur domicile en prenant rendez-vous auprès du Service : Prévention/Sécurité/Salubrité au 05 53 74 66 66

Comment éviter son développement ?

Réflexes à adopter

Julien Daniel, agent de la Ville de Bergerac, réalise des opérations de prévention auprès des particuliers qui en font la demande. Et en ce vendredi 27 septembre, direction le quartier de la Mouline. Un habitant nous ouvre les portes de son jardin mais prévient d’entrée ” c’est infesté. On ne peut pas manger sur nos terrasses. Il faut dire qu’il y a la présence d’un ruisseau à 200 mètres “.

Contrairement aux idées reçues, les moustiques tigres ne se trouvent pas dans les ruisseaux et mares. Les larves sont mangées par les libellules, grenouilles, crapauds…

S’en suit une autre remarque de la part de l’habitant  il faudrait pulvériser”.

Ce n’est pas pas possible de pulvériser et ça ne sert à rien. Les pulvérisations détruisent les moustiques adultes et non les larves qui elles poursuivent leur cycle de vie. Les pulvérisations sont très nocives pour la santé et détruisent l’ensemble des insectes.

Des gîtes larvaires peuvent apparaître dans les regards si ceux-ci contiennent de l’eau. Un carré de moustiquaire, aux dimensions du regard, est une protection efficace.

Mais alors où se cache le moustique tigre ? Celui-ci se niche dans les eaux stagnantes. Par exemple, en ce vendredi, dans les trois jardins visités, des larves ont été trouvées dans les regards des eaux pluviales, dans une bâche plastique restée à l’extérieure, dans des récupérateurs d’eau ou encore un petit récipient. Ces découvertes ont été faites au plus grand étonnement des propriétaires des jardins.

Les récupérateurs d’eau sont des lieux privilégiés par le moustique tigre

Une femelle moustique pond pas loin de 600 œufs en l’espace de 3 semaines, c’est à dire la durée de vie de l’insecte. Le moustique tigre se déplace sur un rayon de 150 m, d’où l’importance d’échanger avec ses voisins.

Les œufs résistent à des températures pouvant aller jusqu’à – 12 degrés. Ils vont éclore en avril-mai. Le pic d’activité du moustique tigre est août/septembre.

Arrêté municipal

Les habitants doivent prendre conscience de leur rôle dans la destruction des gîtes larvaux. C’est pourquoi le maire et les services préparent un arrêté fixant, en ce domaine, les obligations de chacun.