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Les beaux jours reviennent, et avec eux le moustique tigre. Il est d’ores et déjà primordial de traiter les gîtes larvaires dans vos jardins : contenants artificiels (seaux, bâches…), et de bien veiller à fermer les récupérateurs d’eau de pluie ou à y apposer des moustiquaires.

Qui est-il ?

Ce moustique provoque une nuisance importante pour la population humaine par les piqûres qu’il inflige (il est très agressif en fin de journée) et représente un risque sanitaire important. En effet, il est vecteur de maladies (dengue, chikungunya et Zika) qui peuvent engendrer des épidémies, à la seule condition qu’une personne revienne sur notre territoire en ayant contracté le virus lors d’un voyage hors de la France métropolitaine (DOM-TOM, continent africain, Inde…).

En 2018, la Ville de Bergerac a fait appel à l’entreprise Altopictus pour l’assister dans la mise en place d’un diagnostic visant à étudier la présence d’Aedes albopictus (moustique tigre) sur le territoire de la commune. Un diagnostic a été réalisé par une entreprise spécialisée en entomologie : « Altopictus ». À ce titre, des prospections ont été menées dans divers lieux et bâtiments communaux (dont nos écoles) afin de mettre en place des mesures adéquates, telles que la pose de moustiquaires sur les regards d’eau pluviale, la vérification du bon écoulement des eaux pluviales, la suppression de tous les contenants d’eau propices au développement des larves de moustiques, ainsi que la formation de 81 agents de la commune à la détection des gîtes larvaires sur les espaces et bâtiments publics.

Toutefois, ce diagnostic a mis en exergue que la majorité des gîtes larvaires (plus de 80 %) se trouvent dans les zones pavillonnaires avec jardins, car qui dit jardins dit nombreux contenants d’eau. En effet, le moustique tigre ne pond ses œufs que dans des contenants d’eau artificiels, car il les dépose sur des parois lisses, et non sur l’eau dans des sites naturels (mares, étangs…), contrairement au moustique nocturne (Culex pipiens).

Les traitements

Le moustique tigre s’adapte très bien aux traitements et développe des résistances. Il faut désormais s’adapter à sa présence et adopter les bons gestes. Le seul moyen de limiter sa prolifération est d’éviter d’avoir chez soi des eaux stagnantes ou, à défaut, de les renouveler régulièrement (au minimum une fois par semaine), le cycle d’éclosion du moustique étant de seulement 8 jours.

Les populations adultes de moustiques tigres disparaissent avec le froid. En revanche, les œufs résistent aux basses températures (jusqu’à -12 °C) et éclosent l’année suivante à partir du mois d’avril.

CONSEIL : faites une fois par semaine le tour de votre jardin pour vérifier l’absence d’eaux stagnantes.
Consultez les vidéos ci-dessous pour découvrir les bons gestes et astuces.

La suppression des larves

L’élimination des larves doit être la priorité de tous!
Le stade larvaire est le plus simple à cibler puisqu’il est plus facile de trouver les collections d’eau stagnante qui contiennent des larves que de localiser et supprimer les adultes.

Des pièges, divers et variés, ont émergé sur le marché mais servent à capturer uniquement les spécimens adultes. Certains fonctionnent mais ils ne résolvent pas le problème à la source car les gîtes larvaires seront toujours présents.

Diagnostic à domicile sur rendez-vous

Pour accompagner les Bergeracois dans cette lutte, la Ville a mis en place un service centralisateur avec des agents formés à la lutte contre le moustique qui sont en capacité de fournir des conseils et réaliser des visites à domicile en prenant rendez-vous.

Contact Service : Prévention/Sécurité/Salubrité au 05 53 74 67 53

Réflexes à adopter pour éviter la prolifération du moustique tigre

Les agents de la Ville de Bergerac, réalisent des opérations de prévention auprès des particuliers qui en font la demande.

En ce 27 septembre, direction le quartier de la Mouline. Un habitant nous ouvre les portes de son jardin mais prévient d’entrée ” c’est infesté. On ne peut pas manger sur nos terrasses. Il faut dire qu’il y a la présence d’un ruisseau à 200 mètres “.

INFO : Contrairement aux idées reçues, les moustiques tigres ne se trouvent pas dans les ruisseaux et mares. Les larves sont mangées par les larves de libellules, grenouilles, crapauds…

S’en suit une autre remarque de la part de l’habitant  il faudrait traiter”.

INFO : Cette action n’est efficace qu’à court termes. En effet, les pulvérisations détruisent les moustiques adultes et non les larves qui elles poursuivront leur cycle de vie. Attention ! Les pulvérisations détruisent l’ensemble des insectes de tailles similaires aux moustiques.

Des gîtes larvaires peuvent apparaître dans les regards si ceux-ci contiennent de l’eau.
CONSEIL : Un carré de moustiquaire, aux dimensions du regard, est une protection efficace.

Les récupérateurs d’eau sont des lieux privilégiés par le moustique tigre !

Mais alors où se cache le moustique tigre ?
Il se niche dans les eaux stagnantes. Par exemple, dans les trois jardins visités, des larves ont été trouvées dans les regards des eaux pluviales, dans une bâche plastique restée à l’extérieur, dans des récupérateurs d’eau ou encore un petit récipient. Ces découvertes ont été faites au plus grand étonnement des propriétaires des jardins.

INFOS : une femelle moustique pond pas loin de 600 œufs en l’espace de 3 semaines, c’est à dire la durée de vie de l’insecte.
Le moustique tigre se déplace sur un rayon de 150 m, d’où l’importance d’échanger avec ses voisins.
Les œufs résistent à des températures pouvant aller jusqu’à – 12 degrés. Ils vont éclore en avril-mai.
Le pic d’activité du moustique tigre est août/septembre.

Arrêté municipal

Les habitants doivent prendre conscience de leur rôle dans la destruction des gîtes larvaires. C’est pourquoi le maire et les services préparent un arrêté fixant, en ce domaine, les obligations de chacun.

Vidéo tournée pour la saison 2021. La mission d’Anaïs est terminée mais ses conseils distillés tout au long de cette vidéo sont toujours valables et utiles.